Guides dirigeants · Juillet 2026

ChatGPT, Claude ou Copilot : lequel choisir pour votre PME ?

Il n'existe pas de « meilleur » assistant IA dans l'absolu, il existe le bon choix pour votre entreprise. Quatre questions suffisent pour trancher : vos données, vos outils actuels, votre usage dominant et votre budget. On les passe en revue, sans vendre personne.

Stéphane Bacanin Écrit par Stéphane Bacanin
Personne comparant des options de travail sur un ordinateur portable

Le bon outil n'est pas celui qui gagne les classements, c'est celui qui colle à votre contexte.

La réponse courte

Aucun de ces assistants ne gagne dans l'absolu : les quatre grandes offres professionnelles se tiennent dans un écart de moins de 10 € par utilisateur et par mois, et se valent sur la bureautique courante. Le choix se fait sur quatre critères : la sensibilité de vos données, votre suite bureautique actuelle, l'usage qui dominera, et votre capacité à former les gens équipés. C'est ce dernier point, pas l'outil, qui décide du résultat.

Disons-le d'entrée, parce que c'est la question que vous êtes venu poser : entre ChatGPT, Claude et Copilot, il n'y a pas de vainqueur universel. La réponse honnête est « ça dépend », mais ça dépend de quatre critères précis, que vous pouvez évaluer en une heure : la sensibilité de vos données et vos obligations RGPD, votre écosystème logiciel existant, l'usage qui dominera chez vos équipes, et le budget par salarié que vous êtes prêt à engager. Ce guide déroule ces quatre questions, présente les familles d'outils sans en vendre aucune (8 Academy est un organisme de formation, pas un revendeur), et se termine par le conseil qui compte vraiment : on n'épouse pas un fournisseur.

D'abord, qui est qui ?

Quatre familles se partagent l'essentiel du marché des assistants IA généralistes pour les entreprises. Deux avertissements avant de les présenter : les noms changent, et les prix bougent. En moins d'un an, « ChatGPT Team » est devenu « ChatGPT Business », et « Le Chat » de Mistral est devenu « Vibe ». Si un comparatif ne mentionne pas ces changements, il n'a pas été relu depuis longtemps.

ChatGPT, édité par OpenAI, est le plus connu du grand public, c'est souvent celui que vos salariés utilisent déjà, parfois sans vous le dire. Polyvalent, doté d'un vaste écosystème (génération d'images, recherche web, assistants personnalisés), il propose depuis août 2025 une offre ChatGPT Business pensée pour les équipes, qui remplace l'ancienne offre Team.

Claude, édité par Anthropic, s'est taillé une réputation sur les tâches de fond : rédaction de documents longs, analyse de contrats et de rapports, travail sur des dossiers volumineux. Beaucoup d'utilisateurs apprécient son style d'écriture plus naturel en français professionnel. L'offre équipe s'appelle Team et exige au minimum deux membres.

Microsoft 365 Copilot, édité par Microsoft, joue une autre partition : il ne cherche pas à être le meilleur assistant conversationnel, mais l'assistant intégré directement dans Word, Excel, Outlook et Teams. Sa force n'est pas le modèle, c'est la proximité avec vos fichiers et vos e-mails. Il se souscrit soit en module ajouté à un abonnement Microsoft 365 existant, soit dans un forfait groupé.

Et la carte européenne : Mistral AI, éditeur français dont l'assistant s'appelle Vibe (anciennement Le Chat) depuis mai 2026 et regroupe désormais un mode travail, un mode code et un mode conversation. Pour les PME sensibles à la souveraineté des données ou travaillant avec des donneurs d'ordre publics, c'est une option sérieuse : un acteur soumis au droit européen, avec un traitement en Europe et, en offre Enterprise, la possibilité d'un déploiement dans votre propre infrastructure. Nous lui consacrons un article complet : IA souveraine, que vaut Mistral pour votre PME ?

Il faut citer un cinquième acteur, souvent oublié parce qu'il n'est pas vendu comme un assistant IA : Google Workspace. Si vous êtes sous Gmail et Docs, l'assistant Gemini est inclus dans les forfaits Business, sans licence supplémentaire à acheter. Pour une PME déjà chez Google, c'est parfois l'option la moins chère du marché, simplement parce qu'elle est déjà payée.

Vous remarquerez qu'on ne cite aucun benchmark chiffré de qualité de modèle. C'est volontaire : les classements changent tous les trimestres, et le « meilleur modèle du moment » est une information qui périme avant votre prochaine réunion de direction. Les tarifs et les quatre questions qui suivent, eux, se vérifient.

Le comparatif qui tranche, tarifs vérifiés en juillet 2026

Voici le tableau que nous aurions voulu trouver quand nous avons commencé à conseiller des PME sur ce sujet : une ligne par outil, et une colonne qui dit pour qui c'est le bon choix. Les montants sont ceux des grilles publiques consultées le 27 juillet 2026, par utilisateur et par mois, en engagement annuel quand l'éditeur en propose un.

OutilPrix affichéPoint fortLimite honnêtePour qui c'est le bon choix
ChatGPT Business
OpenAI
20 $ en annuel, 25 $ au mois, minimum 2 sièges L'écosystème le plus riche, et celui que vos salariés connaissent déjà Éditeur américain ; l'abondance de fonctions disperse les équipes non formées La PME polyvalente sans contrainte de souveraineté, dont les équipes ont déjà commencé toutes seules
Claude Team
Anthropic
20 $ en annuel, 25 $ au mois, minimum 2 membres Documents longs et français professionnel : contrats, rapports, dossiers volumineux Moins d'intégrations bureautiques ; éditeur américain Les métiers de l'écrit et du dossier : juridique, appels d'offres, direction, comptabilité
Microsoft 365 Copilot Business
Microsoft
18,20 € HT en module sur un abonnement existant, ou 20,36 € HT en forfait groupé avec Business Standard Il travaille dans Word, Excel, Outlook et Teams, sans copier-coller Le gain dépend de la propreté de vos fichiers et de vos droits d'accès ; usage réel souvent inférieur à la promesse La PME entièrement sous Microsoft 365 avec des équipes peu à l'aise avec l'informatique
Mistral Vibe Team
Mistral AI (France)
24,99 € par utilisateur, minimum 2 postes ; Vibe Pro individuel à 14,99 € Éditeur de droit français, déploiement privé possible en Enterprise Écosystème d'intégrations plus jeune ; entraînement activé par défaut sur Vibe Pro et Vibe Teams, sauf refus explicite du client Les PME sous contrainte de localisation : marchés publics, santé, juridique, exigence d'un grand client, à condition de cocher le refus d'entraînement
Google Workspace Business Standard
Google (Gemini inclus)
14 $ par utilisateur, assistant inclus sans licence supplémentaire Aucun budget additionnel si vous êtes déjà sous Google Workspace Vous suivez le calendrier de Google ; peu de choix sur le modèle utilisé La PME déjà sous Gmail et Docs qui veut commencer sans nouvelle ligne budgétaire

Grilles publiques consultées le 27 juillet 2026. Montants tels que publiés par chaque éditeur : en euros pour Mistral et pour Microsoft France (hors taxes), en dollars pour OpenAI, Anthropic et Google, dont les pages servent des dollars depuis la France. Les tarifs bougent plusieurs fois par an : revérifiez sur la page officielle avant de signer, et méfiez-vous de tout comparatif qui n'affiche pas sa date.

Un écart de dix à onze unités monétaires sépare l'offre la moins chère de la plus chère. Sur une équipe de vingt personnes, la différence annuelle entre deux fournisseurs est inférieure au coût d'une seule journée de formation mal ciblée. Ce n'est donc pas le prix qui doit trancher, et c'est pour cela que nous n'en avons pas fait un graphique : mettre côte à côte des montants publiés dans deux devises différentes donnerait une fausse précision.

Le critère que les comparatifs oublient : vos données entraînent-elles le modèle ?

Voici la ligne qui devrait figurer en haut de toutes les grilles de choix, et qui n'y figure jamais. Elle réserve une surprise : acheter français n'est pas acheter la meilleure garantie contractuelle sur ce point précis.

Éditeur, offre professionnelleEntraînement sur vos donnéesCe que vous avez à faire
Microsoft 365 CopilotNon par défaut. La documentation indique que les invites, les réponses et les données accessibles via Microsoft Graph ne servent pas à entraîner les modèles de fondationRien à cocher, mais vérifier que vos droits d'accès SharePoint sont propres
OpenAI, offres professionnellesNon par défaut sur les offres Business et EnterpriseRien à cocher ; demander le DPA par écrit
Anthropic, ClaudeAmélioration des modèles désactivée par défaut sur les produits grand publicRien à cocher ; vérifier les durées de conservation
Mistral, Vibe Pro et Vibe TeamsOui par défaut. Les conditions commerciales prévoient l'entraînement sur les abonnements gratuits, Vibe Pro et Vibe Teams « lorsque le client ne s'y est pas opposé »Une action explicite de refus, à documenter, ou passer en offre Enterprise

Positions relevées le 27 juillet 2026 sur les documents officiels de chaque éditeur, cités en fin d'article. Ce tableau porte sur un seul critère et ne résume pas la qualité globale d'une offre.

Cette nuance ne disqualifie pas Mistral : elle demande simplement de cocher une case, une fois, et de le documenter dans votre politique IA d'une page. Mais elle démonte l'idée que « éditeur européen » vaudrait automatiquement « meilleures garanties ». Nous développons ce point, ainsi que l'absence de garantie de résidence des données hors offre Enterprise, dans IA souveraine : que vaut Mistral pour votre PME ?

Ce qui change quand on choisit sur les contraintes plutôt que sur la marque

Les deux façons d'arbitrer que nous rencontrons en diagnostic. Schéma de méthode, sans données chiffrées.

Choisir sur la marqueChoisir sur les contraintes
Deux façons de choisir un assistant IA pour son entreprise Choisir sur la marque : on part du nom le plus connu, on compare des classements de modèles, on équipe tout le monde, et on découvre les contraintes après. Choisir sur les contraintes : on part de la sensibilité des données, on vérifie le contrat d'entraînement, on teste deux finalistes sur ses propres documents, et on forme avant d'étendre. Choisir sur la marque Choisir sur les contraintes On découvre après Le nom le plus connu gagne On compare des classements On équipe tout le monde Les contraintes arrivent après On décide en connaissance Sensibilité des données Contrat d'entraînement lu Deux finalistes testés On forme, puis on étend

Schéma de méthode 8 Academy, aucune donnée chiffrée. Sur le taux d'échec des déploiements menés à l'envers, voir MIT NANDA (2025).

La colonne de droite prend une heure de plus et évite un an de regret. Aucune des quatre étapes ne demande de compétence technique : ce sont des décisions de dirigeant.

Question 1 : que deviennent vos données ?

C'est la question à poser en premier, car elle élimine d'office certaines configurations. La règle simple : les versions gratuites de ces outils peuvent utiliser vos conversations pour améliorer leurs modèles ; les offres professionnelles s'engagent contractuellement à ne pas le faire. Pour une entreprise, le choix est donc déjà fait : comptes pro, jamais de comptes personnels gratuits pour le travail.

Ensuite, posez trois sous-questions à chaque fournisseur envisagé : où mes données sont-elles hébergées ? Signe-t-il un accord de sous-traitance conforme au RGPD ? Puis-je désactiver la conservation des conversations ? Les quatre acteurs cités proposent des réponses correctes sur leurs offres entreprise, avec des nuances, et la CNIL rappelle que le RGPD s'applique dès que des données personnelles entrent dans un prompt ou en ressortent : vérifiez l'accord de sous-traitance, l'absence d'entraînement sur vos données et les éventuels transferts hors UE. Nous avons détaillé tout cela dans notre article IA et RGPD : ce que vos équipes peuvent (vraiment) partager.

Si votre activité touche à la santé, à la défense, ou si vos clients exigent des garanties de souveraineté, la question 1 pèse plus lourd que les trois autres réunies, et l'option européenne mérite d'être en haut de votre liste. Un point souvent ignoré : même un éditeur américain qui héberge en Europe reste soumis au Cloud Act, la loi qui permet aux autorités américaines de demander des données détenues par une entreprise de droit américain. Ce n'est pas un argument pour renoncer, c'est un argument pour savoir ce que vous signez.

Trois réflexes concrets, quel que soit l'outil retenu. Un : demandez l'accord de traitement des données par écrit, avant de déployer, et pas au commercial mais au support. Deux : désactivez la conservation des conversations si l'offre le permet, et documentez-le, ce geste n'est que le premier de les réglages à passer dans vos comptes avant d'ouvrir l'IA, une demi-heure de paramétrage qui règle la moitié des inquiétudes. Trois : posez la règle de pseudonymisation dans une politique IA d'une page, parce qu'aucun contrat ne vous protège d'un salarié qui colle un fichier clients dans un compte personnel. Ce phénomène a un nom et il est déjà chez vous : le shadow AI.

Question 2 : dans quel écosystème vivez-vous déjà ?

Votre entreprise tourne sous Microsoft 365 (Outlook, Word, Excel, Teams) ? Copilot part avec un avantage structurel : il lit vos e-mails, résume vos réunions Teams et travaille dans vos fichiers sans copier-coller. Pour des équipes peu à l'aise avec l'informatique, cette intégration réduit énormément la friction d'adoption, l'IA est là où les gens travaillent déjà.

Vous êtes plutôt Google Workspace (Gmail, Docs, Sheets) ? Google pousse son propre assistant, Gemini, dans ses outils, même logique, autre maison. Et si vos équipes travaillent surtout hors suite bureautique (logiciel métier, ERP, CRM), l'argument de l'intégration s'affaiblit : un assistant « généraliste » comme ChatGPT, Claude ou Vibe, utilisé dans un onglet de navigateur, fait très bien l'affaire.

Attention toutefois au raccourci « on a Microsoft, donc on prend Copilot et le sujet est clos ». L'intégration facilite l'adoption, mais elle ne remplace pas la méthode de travail : un salarié qui ne sait pas formuler une demande précise n'obtiendra rien de bon, quel que soit l'outil. C'est exactement ce que couvre notre article sur l'art d'écrire de bons prompts.

Un dernier point sur l'écosystème, celui qui échappe aux comparatifs : l'assistant intégré ne vaut que ce que valent vos fichiers. Copilot dans SharePoint trouvera ce que vos droits d'accès lui laissent trouver, et résumera ce que vos documents contiennent réellement. Si votre arborescence est un cimetière de « version finale v3 bis », l'intégration ne fera pas de miracle : elle rendra visible le désordre. Ce n'est pas une raison de renoncer, c'est une raison de traiter le rangement comme une étape du projet, exactement comme dans la démarche d'automatisation des tâches répétitives.

Question 3 : quel sera l'usage dominant ?

Faites l'exercice avec vos responsables d'équipe : sur quoi vos salariés passeraient-ils le plus de temps avec une IA ? Trois grandes familles d'usage se dégagent, et elles n'orientent pas vers les mêmes choix.

La rédaction et la relecture

Propositions commerciales, e-mails délicats, comptes rendus, contenus marketing. Tous les assistants savent le faire ; la différence se joue sur la qualité du français professionnel et la capacité à tenir un ton. Testez avec vos propres documents : donnez le même brief à deux outils et comparez ce que vous auriez réellement envoyé.

L'analyse de documents

Éplucher un contrat de 40 pages, croiser trois devis fournisseurs, synthétiser un dossier client. Ici, la capacité à travailler sur des documents longs sans perdre le fil devient le critère numéro un, c'est un terrain où Claude s'est bâti sa réputation, mais là encore, testez sur vos vrais dossiers plutôt que de croire sur parole.

L'automatisation du quotidien bureautique

Trier une boîte mail, préparer des trames de réunion, générer des tableaux croisés. Si c'est votre usage central et que vous êtes sous Microsoft 365, l'intégration de Copilot pèse lourd. Pour un panorama plus large des outils par métier, notre guide des outils IA pour PME complète utilement ce comparatif.

Question 4 : quel budget par salarié ?

Bonne nouvelle, et le tableau plus haut le montre : les ordres de grandeur sont proches d'un fournisseur à l'autre, entre 14 et 28 € ou dollars par mois et par utilisateur pour les offres professionnelles. Sur une équipe de 20 personnes, cela représente un budget annuel de l'ordre de 4 000 à 7 000 € : significatif, mais très vite rentabilisé si chaque salarié gagne ne serait-ce que deux heures par semaine. Encore faut-il le mesurer, ce que nous détaillons dans calculer le ROI de l'IA dans une PME.

Le vrai piège budgétaire n'est pas le prix de la licence, c'est la licence non utilisée. Une PME qui équipe tout le monde sans former personne paie des abonnements que 20 % des salariés exploitent vraiment. Mieux vaut commencer par équiper une équipe pilote, mesurer l'usage réel, puis étendre. Le dimensionnement se calcule d'ailleurs, il ne s'improvise pas : combien de licences IA acheter, et pour quels postes en priorité se déduit du temps passé à écrire et à lire, poste par poste. Et inutile d'équiper chaque salarié de trois outils : un assistant bien maîtrisé rend plus de services que trois assistants survolés. Commencer modestement n'a d'ailleurs rien d'anormal : selon l'enquête Bpifrance Le Lab, 50 % des entreprises ayant adopté l'IA n'utilisent que des solutions gratuites et prêtes à l'emploi. Pour une vue complète du budget, licences, formation, temps, voyez notre article combien coûte l'IA pour une PME ?

La décision en quatre lignes

Données sensibles ou exigence de souveraineté → regardez d'abord l'option européenne et les garanties contractuelles de chacun. Tout Microsoft 365 et des équipes peu technophiles → Copilot mérite le test en premier. Beaucoup de rédaction et d'analyse de dossiers → comparez ChatGPT et Claude sur vos propres documents pendant deux semaines. Dans tous les cas : offre professionnelle, équipe pilote, puis extension, jamais l'inverse.

Le conseil qui compte : on n'épouse pas un fournisseur

Voici la partie que les comparatifs oublient. Dans dix-huit mois, le paysage aura bougé : de nouveaux modèles, de nouvelles offres, peut-être un nouvel acteur. Si votre stratégie IA repose sur « on a choisi l'outil X », elle est fragile. Si elle repose sur « nos équipes savent travailler avec une IA », elle est solide, parce que les compétences sont transférables.

Savoir décrire une tâche avec précision, donner le bon contexte, découper un travail complexe, relire de façon critique, connaître les données qu'on ne partage jamais : ces réflexes fonctionnent à l'identique dans ChatGPT, Claude, Copilot ou Vibe. Un salarié formé sur l'un devient opérationnel sur l'autre en quelques jours. C'est tout le sens de la formation telle que nous la concevons chez 8 Academy : on forme des méthodes de travail, pas des utilisateurs captifs d'un logiciel, c'est le cœur de notre méthode.

Concrètement, cela signifie aussi : gardez la main sur votre choix. Négociez des engagements annuels plutôt que pluriannuels, documentez vos cas d'usage indépendamment de l'outil, et inscrivez le tout dans une politique IA d'une page qui liste les outils autorisés, et qui pourra en changer sans tout casser.

Par où commencer, en pratique

Si vous démarrez de zéro, la séquence raisonnable tient en quatre étapes, et elle prend six semaines, pas six mois.

Le choix d'outil se fait à l'étape 3, pas à l'étape 1

Séquence de décision recommandée pour une PME de 10 à 250 salariés. Schéma de méthode, sans données chiffrées.

Les quatre étapes pour choisir et déployer un assistant IA Étape 1 : lister les contraintes de données et d'écosystème, ce qui réduit le choix à deux candidats. Étape 2 : lancer un pilote de deux à quatre semaines avec cinq à dix volontaires. Étape 3 : trancher sur les résultats du pilote, pas sur les plaquettes. Étape 4 : former les équipes, puis étendre les licences. 1 · Vos contraintes Il reste deux candidats 2 · Pilote de 4 semaines Dix volontaires, cas réels 3 · Trancher Sur le pilote, pas la démo 4 · Former, puis étendre Jamais l'ordre inverse

Schéma de méthode 8 Academy, aucune donnée chiffrée. Sur le taux d'échec des déploiements menés dans l'ordre inverse, voir MIT NANDA (2025).

La plupart des PME commencent par l'étape 4 à l'envers : elles équipent, puis espèrent. C'est la cause la plus fréquente des licences payées et non utilisées.

Concrètement : un, listez vos contraintes avec les questions 1 et 2, cela réduit souvent le choix à deux candidats, notre comparateur filtre les offres selon ces mêmes critères, écosystème, sort des données et budget, et fait ce tri en deux minutes. Deux, lancez un pilote de deux à quatre semaines avec cinq à dix salariés volontaires sur les deux finalistes, avec des cas d'usage réels et un point d'étape hebdomadaire. Trois, tranchez sur ce que le pilote a produit, pas sur les plaquettes. Quatre, formez, puis étendez, dans cet ordre serré : un outil déployé sans formation produit surtout de la déception, et le règlement européen vous demande d'ailleurs déjà de garantir un niveau suffisant de maîtrise de l'IA à vos salariés. Pour la vision d'ensemble du déploiement, notre guide complet de l'IA en PME reprend chaque étape ; et si vous êtes dirigeant, le parcours Direction traite précisément de ce type d'arbitrage.

Deux conseils de terrain pour le pilote. D'abord, faites travailler les deux finalistes sur exactement le même cas : le même document, la même consigne, le même jour. Sans cela, vous comparez deux expériences et non deux outils. Ensuite, notez le résultat sur un seul critère : « l'aurais-je envoyé tel quel ? ». C'est plus dur qu'une note sur dix, et infiniment plus utile. Si aucun des deux ne passe ce test, le problème n'est probablement pas l'outil mais la consigne, ce que corrige notre guide pour écrire de bons prompts.

Et si vous hésitez encore après tout cela, c'est probablement que la question n'est pas « quel outil ? » mais « quels usages, pour quelles équipes ? ». Notre test de maturité IA vous situe en cinq minutes, et le panorama complet des familles d'outils, au-delà des assistants généralistes, est dans outils IA pour PME, la carte des 8 familles.

Le choix d'outil fait partie du diagnostic 8 Academy.

On analyse vos métiers, vos contraintes de données et votre écosystème, et on vous recommande une configuration, en toute indépendance : nous ne vendons aucun de ces outils.

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Questions fréquentes

Quel est le meilleur assistant IA pour une PME en 2026 ?+
Aucun ne gagne dans l'absolu, et un comparatif qui désigne un vainqueur universel vous ment. Les quatre grandes offres se tiennent dans un écart de prix inférieur à 10 € par utilisateur et par mois, et la qualité sur les tâches bureautiques courantes est comparable. Le choix se fait sur quatre critères : la sensibilité de vos données, votre suite bureautique actuelle, l'usage qui dominera chez vos équipes, et votre capacité à former les gens qui recevront la licence.
Combien coûte ChatGPT Business par utilisateur ?+
ChatGPT Team a été renommé ChatGPT Business en août 2025. La grille publique affiche 20 $ par utilisateur et par mois en engagement annuel, 25 $ en paiement mensuel, avec un minimum de deux sièges, après une baisse de 5 $ appliquée en avril 2026. Les tarifs sont revus régulièrement : vérifiez la page officielle avant de signer.
Faut-il prendre Copilot parce qu'on est déjà chez Microsoft ?+
C'est un bon point de départ, pas une conclusion. L'intégration dans Word, Excel, Outlook et Teams réduit fortement la friction d'adoption, surtout pour des équipes peu à l'aise avec l'informatique, et le module Microsoft 365 Copilot Business se greffe sur un abonnement existant. Mais l'intégration ne remplace pas la méthode : un salarié qui ne sait pas formuler une demande précise n'obtiendra rien de bon, quel que soit l'outil.
Peut-on utiliser les versions gratuites en entreprise ?+
Pour découvrir l'outil sur des contenus non sensibles, oui. Pour travailler, non. Les versions gratuites grand public peuvent utiliser vos conversations pour améliorer les modèles et ne s'accompagnent d'aucun accord de traitement des données. Dès qu'une donnée personnelle entre dans un prompt, le RGPD s'applique et l'entreprise est responsable du traitement.
Faut-il équiper toute l'entreprise ou une équipe pilote ?+
Une équipe pilote de cinq à dix volontaires, pendant deux à quatre semaines, sur des cas d'usage réels et avec un point hebdomadaire. Le piège budgétaire n'est jamais le prix de la licence : c'est la licence payée et non utilisée. Mesurez l'usage réel avant d'étendre, et n'équipez personne de trois outils à la fois.

Sources

  1. CNIL, « Les questions-réponses de la CNIL sur l'utilisation d'un système d'IA générative » (2024)
  2. Bpifrance Le Lab, « L'IA dans les PME et ETI françaises : une révolution tranquille » (2025)
  3. OpenAI, grille tarifaire ChatGPT (offre Business, 20 $ en annuel / 25 $ au mois, minimum 2 sièges), consultée le 27 juillet 2026. La page bloque la consultation automatisée : le montant a été recoupé sur plusieurs sources publiques secondaires.
  4. Anthropic, « What is the Team plan? » (20 $ par membre et par mois en annuel, 25 $ au mois, minimum 2 membres), consultée le 27 juillet 2026.
  5. Microsoft France, tarifs Microsoft 365 Copilot (module Copilot Business à 18,20 € HT, forfait groupé avec Business Standard à 20,36 € HT), consultée le 27 juillet 2026.
  6. Mistral AI, grille tarifaire Vibe (Pro à 14,99 €, Team à 24,99 € par utilisateur et par mois, minimum 2 postes), consultée le 27 juillet 2026.
  7. Mistral AI, « Le Chat is now Vibe » (renommage de l'assistant, mai 2026) et page produit Mistral Vibe.
  8. Mistral AI, conditions commerciales, section 4.2 : entraînement des modèles sur les abonnements gratuits, Vibe Pro et Vibe Teams « where Customer has not opted-out of training », consultées le 27 juillet 2026.
  9. Microsoft Learn, confidentialité de Microsoft 365 Copilot : « les invites, les réponses et les données accessibles via Microsoft Graph ne sont pas utilisées pour entraîner les LLM de base ».
  10. Anthropic, centre de confidentialité : amélioration des modèles désactivée par défaut sur les produits grand public.
  11. OpenAI, avenant de traitement des données et portail de confiance OpenAI. Ces pages refusent la consultation automatisée : à revérifier vous-même avant tout engagement.
  12. Commission européenne, « AI literacy: questions & answers » : aucun certificat obligatoire, un registre interne suffit ; supervision à partir du 2 août 2026.
  13. Google Workspace, grille tarifaire (Business Standard à 14 $ par utilisateur et par mois, assistant Gemini inclus), consultée le 27 juillet 2026.